Apprendre et Evaluer par le Jeu au C1

15 mai 2017 - Documents de stage de l’année en cours


Les ressources sont sur le mur du stage


"Jeu après jeu, l’enfant devient « je »". Arnaud Gazagnes


Le Petit Robert définit le jeu comme une « Activité physique ou morale, purement gratuite, généralement fondée sur la convention ou la fiction, qui n’a dans la conscience de celui qui s’y livre, d’autre fin qu’elle-même, d’autre but que le plaisir qu’elle procure ».
Eduscol précise que « L’enfant joue s’il choisit de s’engager dans l’action, de lui-même ou suite à un processus d’adhésion, s’il décide librement de ses modalités d’action, dans un cadre défini (règles sociales ou/et règles de jeu), si ses actes s’inscrivent dans une réalité qui est la sienne, sans conséquence sérieuse dans le monde réel, si ses actes n’ont d’autre but que le plaisir lié au jeu lui-même, dans ses aspects individuels et/ou sociaux, s’il retire de son action un plaisir immédiat ou qu’il agit dans la perspective d’un plaisir différé ».


Les programmes de maternelle de 2015 donnent une place importante au jeu, dans les cinq domaines et dans les dimensions culturelle, sensée, sociale et affective. Par ailleurs, le référentiel de compétences professionnelles stipule que les enseignants doivent « Tirer parti de l’importance du jeu dans le processus d’apprentissage » et « Connaître les processus et les mécanismes d’apprentissage, en prenant en compte les apports de la recherche ».


Les jeux pratiqués à l’école peuvent être classés selon quatre grandes catégories communément retenues : 
- jeux d’exploration, jeux symboliques, jeux à règles, jeux de constructions
et trois grands types d’activités :
- jouer, apprendre à jouer, jouer pour apprendre.


Les jeux libres et les jeux d’exploration ont une grande importance à l’école maternelle, ils permettent aux élèves de découvrir des objets, des sensations et favorise l’imagination, la création, inventivité.


Il est indispensable de tenir compte des apports de la recherche sur le développement de l’enfant, afin d’adapter les espaces et types de jeux suivant l’âge et d’établir des progressivités dans les apprentissages. Le langage est bien entendu transversal et central, il convient de définir le lexique et les structures syntaxiques qui seront spécifiquement travaillées lors des différents jeux. Ces jeux et coins de jeux deviennent des éléments constitutifs des séquences proposées, ils peuvent précéder, accompagner, prolonger les situations pédagogiques et les évaluations.


Viviane Bouysse distingue les apprentissages spontanés des apprentissages construits par les situations pédagogiques. On peut faire un parallèle avec l’évaluation spontanée au fil du temps (référence d’observation en tête) et les évaluations préparées, orchestrées, liées à un objectif (pas forcément avec fiche !) afin de vérifier l’acquisition de compétences. Elle nous dit que l’évaluation, plutôt qu’une référence à la perfection, au comportement idéal, doit envisager une référence à l’horizon commun possible, que l’on peut espérer avec des jeunes enfants à tel ou tel moment. Il s’agit d’envoyer un message plutôt qu’une mesure à l’enfant, de rendre compte de ce qu’il a appris de le valoriser, de témoigner, ce qui contribue à l’apprentissage. Enfin, s’il y a des manques, il ne faut pas les cacher, mais les envisager de manière dynamique en donnant des perspectives.

Lors de ce stage plusieurs mises en situation ont été proposées :
- les jeux à deux, côte à côte ou face à face,
- les défis,
- les jeux en EPS,
- le jeu équitable,
- les apports du numérique,
- Le langage.


Elles ont permis de réfléchir sur :


- la progressivité des apprentissages,
- l’utilisation des variables : simplification / complexification des jeux,
- le langage,
- l’évaluation.


Voir en ligne : Le mur du stage