Résolution de problèmes interdegrés 03-2015

Vendredi 17 avril 2015, par Inspection des écoles françaises // Mathématiques

Nous avions bien préparé le stage, mais au moment de débuter, le grimoire à problèmes, celui que tout stagiaire espère trouver, le graal du formateur, la bible de la résolution de problèmes avait disparu.

Tout le monde n’est pas d’accord pour partager la connaissance absolue.
C’est dans le bureau du proviseur que nous avons retrouvé les quatre suspects.
La difficulté, c’est qu’un seul d’entre eux est coupable : Gauss.
Mais lequel est-ce ? Pour une fois que les profs ne parlent pas...
La responsable de la formation continue nous a discrètement fait passer une bande de papier pliée en sept. Trois indices y figuraient :
1. Pythagore a un seul voisin et ce n’est pas Archimède.
2. Thalès a deux voisins, mais aucun n’est Gauss.
3. Si Pythagore veut voir les autres, il doit tourner sa tête vers sa gauche.
4. Lorsque le premier se prend pour le dernier, le troisième n’est pas loin du premier.
Qui est donc Gauss ?

Pour pouvoir répondre à un problème, il faut être capable de se faire un film avec l’énoncé de celui-ci. Il faut donc un énoncé qui raconte clairement une histoire pour se faire le bon film.

Jouer à créer des énoncés, les modifier (situation initiale, transformation, situation finale, place de la question) permet aux élèves de connaitre les constantes et les variables linguistiques et logiques afin de mieux reconstituer une histoire pour mieux la comprendre.

La compréhension s’enseigne, la compréhension de la résolution de problèmes s’enseigne.

Les ouvrages de CEBE et GOIGOUX (Lector, Lectrix, Lectorino, Lectorinnette chez RETZ), les recherches d’Annie CAMENISCH (Université Marc Bolch de Strasbourg) peuvent aider les enseignants à différencier et les élèves à acquérir des stratégies qui les aideront à résoudre des situations problèmes, des problèmes ouverts et des situations complexes.

Varier les modalités, jouer sur les variables de la différenciation, contextualiser, expliciter le sens des apprentissages en reliant les situations à la vie quotidienne peut aider les élèves.

Partir des problèmes pour comprendre la nécessité de travailler des outils mathématiques peut permettre à certains élèves de construire du sens, éprouver physiquement des solutions, se créer des images mentales facilite la mémorisation des procédures efficaces.

Les stagiaires ont trouvé la potion magique et proposé cinq séances à des classes de CM2 et de 6ème.
Vous trouverez en PJ, les documents du stage et les séances proposées.

Un stage sans "problème", finalement (la polysémie des termes mathématiques est à travailler).

Documents disponibles sur le mur : http://fr.padlet.com/pascal_dellaqu1/h3dzog4pvs9

 

L’article sur la résolution de problèmes au C2 :
http://www.aefe-ien-madagascar.mg/spip.php?article414